"Le temps met tout en lumière" Thalès

 
 
 
 
 

 

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Définition du mot mercure.

 

 
Mercure n. m. Élément chimique (symbole : Hg) métallique, de numéro atomique 80 et de masse atomique 200,59, appartenant au groupe IIb de la classification périodique, comme le zinc et le cadmium.

Il en existe sept isotopes naturels. Le mercure est connu depuis l'Antiquité, et il portait alors le nom d'hydrargyre. L'écorce terrestre en contient très peu ; il se trouve concentré dans quelques gisements en Espagne, en Italie, aux États-Unis et au Mexique ; il existe parfois à l'état natif, et le seul minerai important est le sulfure mercurique (HgS), appelé cinabre, de couleur rouge.

Le mercure est préparé par grillage du minerai dans l'air, ou par chauffage en présence de fer. Il est purifié par action de l'acide nitrique (HNO3) dilué ou par distillation sous vide.

Propriétés physiques
Le mercure est un métal gris-blanc, liquide à la température ordinaire, qui ne se solidifie qu'au-dessous de - 38,9 oC. Sa tension de vapeur à 20 oC est loin d'être négligeable, ce qui accroît fortement les risques d'intoxication, notamment par inhalation mais aussi par absorption à travers la peau. Le mercure bout à 357 oC, en émettant des vapeurs monoatomiques (Hg). En raison de sa forte tension superficielle, le mercure liquide ne " mouille " pas la plupart des surfaces. Ces propriétés, jointes à une forte densité (13,6), à une bonne conductibilité électrique et à un coefficient de dilatation élevé, lui valent d'être utilisé dans les thermomètres, les baromètres, les pompes à diffusion de vapeur, les contacteurs électriques. Par ailleurs, les lampes à vapeur de mercure émettent dans le domaine de l'ultraviolet.

Le mercure forme, avec la plupart des métaux, des alliages appelés amalgames ; l'un d'eux, avec l'argent, sert à plomber les dents ; d'autres servent à la récupération de l'or ou à la fabrication de la soude caustique (NaOH).

Propriétés chimiques
Le mercure adopte normalement le degré d'oxydation + 2, en donnant des dérivés mercuriques. Cependant il peut s'associer à un autre atome de mercure, en formant l'ion mercureux ((Hg - Hg)2+) ; les sels mercureux (comme le calomel, Hg2Cl2) sont peu solubles dans l'eau et relativement instables. Le mercure est un élément peu réactif. L'oxygène de l'air ne l'attaque, à froid, que très lentement ; l'oxyde formé (oxyde mercureux, Hg2O, à froid ; oxyde mercurique, HgO, à chaud) peut être décomposé, au-dessus de 400 oC, en ses éléments. Le chlore, à froid, le soufre, à chaud, réagissent avec le mercure. Selon la température et les proportions de réactif, les acides sulfurique (H2SO4) et nitrique (HNO3) conduisent aux sulfates et nitrates mercureux (Hg2SO4 et Hg2(NO3)2) ou mercuriques (HgSO4 et Hg(NO3)2). Le mercure forme aussi des complexes et des composés organométalliques (RHgR"). Les sels mercuriques catalysent la transformation, par l'eau, de l'acétylène (HC º CH) en acétaldéhyde (CH3 ¾ CHO). Le fulminate de mercure Hg est un explosif employé comme détonateur.

Toxicologie
Le mercure et ses dérivés, tel le chlorure mercurique (HgCl2), sont fortement toxiques. L'ingestion de poissons contaminés par des sels mercuriels est à l'origine de la maladie de Minamata, au Japon. Cependant, certains de ses composés sont employés en pharmacie.(source webencyclo)


 

 

 
 


 

 
 
 
 
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